| Mme TOURE Lobbo TRAORE 1ère Dame du Mali, Présidente de la Fondation Pour l'Enfance, a procédé le vendredi dernier au lancement officiel de l'initiative des Premières Dames d'Afrique pour l'élimination de la transmission du VIH /Sida de la mère à l'enfant, intitulée « FLAME ». L'objectif de ce programme est de réduire à 5% la prévalence du VIH/Sida chez les enfants nés de mères séropositives d'ici à 2015. La cérémonie a regroupé ce 03 juin 2011 à l'hôtel de l'Amitié de Bamako les partenaires financiers, techniques et plusieurs autres éminentes personnalités. Il s'est poursuivi le Samedi 04 par la visite du site de la prévention de la transmission mère- enfant du centre de santé communautaire de l'Hippodrome - ASACOHI - en commune II du District Bamako. Afin d'atteindre l'objectif d'une génération sans Sida, le système des Nations Unies dans sa lutte souhaite l'accompagnement et l'implication de tous contre cette pandémie. C'est dans cet esprit qu'ont déjà signifié leur pleine adhésion sept (7) 1ères Dames d'Afrique, à savoir du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Cameroun, du Rwanda, du Burkina Faso et bien entendu du Mali. Ainsi, Elles ont décidé fermement de stopper la chaîne de la propagation du sida de la mère à l'enfant à travers l'initiative FLAME. D'où ces premiers mots de Mme TOURE Lobbo TRAORE à l'ouverture de la cérémonie : « J'adhère pleinement, aux côtés des mes surs Premières Dames d'Afrique pour le renforcement du plaidoyer auprès des Gouvernants et des Partenaires ». Le coordinateur de ONUSIDA- Mali, le Dr Ousmane DIOUF précisera dans son discours que le choix porté sur la personne de Mme TOURE Lobbo TRAORE n'est ni un fait du hasard, ni une vanité diplomatique, d'autant plus que, selon lui, la Présidente de la Fondation pour l'Enfance a déjà su imprimer sa marque personnelle dans la lutte contre le VIH/SIDA, aussi bien sur le plan national qu'international : C'est votre engagement et les actions déterminantes que vous avez menées pour accompagner la réponse du Mali à l'épidémie du VIH/Sida, a-t-il souligné, qui vous ont valu d'être choisie avec les sept autres Premières Dames du continent pour stimuler l'atteinte d'un des principaux objectifs de la stratégie de l'ONUSIDA : zéro infection, zéro décès lié au VIH SIDA et zéro discrimination . De son côté, le Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de Lutte Contre le SIDA, Monsieur Malick SENE a présenté le Programme de plaidoyer de la Mme TOURE Lobbo TRAORE, Première Dame du Mali et Présidente de la Fondation Pour l'Enfance en faveur des Enjeux, Défis et perspectives , dans le contexte politique de stratégies sectorielles de la santé .Il a insisté sur les éléments clés de la réponse nationale, le rôle et la place de la PTME au Mali. Les principaux objectifs de ce programme PTME sont de . Doter les 703 communes d'un site PTME . Aboutir au fait que chaque femme enceinte soit vu au moins 3 fois en consultation prénatale. Monsieur SENE dira que cela nécessitera la redynamisation des sites existants (307), la construction et l'équipement de 100 sites par an d'ici 2015 et enfin d'assurer la formation de 300 prestataires de service de santé. Il conclura ainsi, que la réussite de la PTME exige un engagement des décideurs politiques, des leaders communautaires, religieux, femmes ,jeunes et Associations des personnes vivant avec le VIH /SIDA. C'est dans le cadre de la capitalisation d'expériences et aussi dans le but de les passer à l'échelle que, s'est déroulée en marge du lancement de l'initiative FLAME une visite de terrain au Centre de Santé Communautaire de l'Hippodrome ASACOHI. Le choix de l'ASACOHI est lié à la réussite en termes d'application du programme PTME au Mali. Le Ministre de la Santé Mme Diallo Madeleine Bah profitera de la bonne occasion pour rendre un vibrant hommage à la Présidente de la Fondation Pour l'Enfance pour son adhésion à FLAME et son engagement dynamique dans le combat contre l'ensemble des maux dont souffrent les femmes et les enfants du Mali. Pour Mme Touré Lobbo Traoré, l'initiative FLAME demeure un axe majeur dans la lutte contre le VIH-Sida dont elle ne pouvait rester en marge. Atteindre l'objectif de réduire le taux de prévalence de moins de 5% chez les nouveau-nés de mères séropositives d'ici à 2015 requiert, selon elle, que les femmes enceintes fréquentent davantage les centres de santé et acceptent le dépistage précoce et le traitement. Il nécessite aussi l'adhésion du personnel soignant, à l'image d'ASACOHI, de même que l'accompagnement constant des partenaires techniques et financiers sans lesquels rien ne peut se faire. Je suis sûre que le succès de cette politique dépendra, dans une large mesure, de la disponibilité et de la qualité de l'accueil dont le personnel soignant fera preuve. Je reste convaincue que nos partenaires techniques et financiers accompagneront cette initiative pour la réussite du combat contre le VIH-Sida. Une pandémie qui reste une préoccupation majeurs et notre ultime aspiration est qu'aucun enfant ne doit plus naitre infecter du VIH/SIDA a-t-elle déclaré. Coumba BA |










